Chambonas est situé en Ardèche entre Joyeuse, Villefort et St Ambroix, à 2km des Vans sur les bords du Chassezac, au croisement des chemins de randonnées Le Cévenol et GR4. Randonnées, gîte d'étape, bar-restaurant, baignades, château.

Chambonas en Ardèche (GRP Le Cévenol, GR4)

Chambonas
Alt. 165m.

Chambonas en Ardèche (GRP Le Cévenol, GR4)

 

Chambonas en Ardèche (GR4, GRP Le Cévenol)Le village de Chambonas se trouvait autrefois dans la partie de l'Uzège rattachée par la Révolution au département de l'Ardèche, en compagnie notamment de la ville des Vans. On entre ici dans une région où les relations primordiales se font depuis longtemps avec la Méditerranée et le Velay, et où la relation au Rhône n'a plus qu'un rôle secondaire. C'est l'attraction albenassienne, surtout à l'époque de la soie, qui explique le rattachement à l'Ardèche, et, de ce fait, à la région Rhône-Alpes. Mais on se sent en Languedoc comme nulle par ailleurs dans le département.

Une route, une famille, un château . Chambonas pourrait s'appeler Chambonas-le-Château, tellement la masse imposante de celui-ci domine le village. On arrive au village par un pont, dont le premier exemplaire fut construit par les moines bénédictins de Saint-Gilles au XIème ou au XIIème siècle. Il faut distinguer soigneusement ce monastère du grand prieuré que l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, plus tard ordre de Malte, possédait dans la mème ville. Le pape Innocent III confia en 1208 aux bénédictins de Saint-Gilles les églises des Assions, de Malbosc, de Saint-André-de-Cruzières, des Vans, de Saint-André et de Saint-Loup de Villefort, entre autres. Quant à l'église de Chambonas, elle fut d'abord cédée aux chanoines de Saint-Ruf d'Avignon, puis aux moines de Saint-Gilles, en 1208 également.

Chambonas en Ardèche (GR4, GRP Le Cévenol)Les bénédictins cherchaient à se rendre au plus vite au Puy-en-Velay, en franchissant le Chassezac. En amont, le pont médiéval de la Pondère, entre les Salelles et Gravières, n'était qu'une planche débouchant sur une plaine inondable. Les troupeaux en transhumance passaient la rivière au gué de Maisonneuve, où un pont fut bâti de 1759 à 1766. Le pont de Chambonas, qui fut construit sous la direction du monastère de Saint-Gilles, n'avait point de péage, et un gué pouvait le remplacer s'il avait été détruit par une crue. Il s'agissait surtout d'éviter le détour par Maisonneuve.

Il est évident que la présence du château est liée à celle de cet important passage. Mais le pays ne comptait point de maison seigneuriale puissante : l'Uzège, le Gévaudan, relevaient de la suzeraineté des lointains comtes de Toulouse; au nord, il y avait les Châteauneuf-de-Randon, puis les Polignac. Mais à Chambonas méme, les seigneurs étaient ceux de Naves, lesquels avaient tonné dès 1273 (bien avant le rattachement définitif de l'église de Viviers au royaume, ou même la fondation de Villeneuve-de-Berg) un pariage avec le roi de France Philippe le Hardi. Le seigneur des Vans n'était autre que le prieur. (l'abbaye de Saint-Gilles, elle, s'était rangée sous la protection des Capétiens dès le XIIème siècle.

Chambonas en Ardèche (GR4, GRP Le Cévenol)Il semble bien que le château ait été fondé par des seigneurs parlers de la Garde-Guérin, soucieux sans doute de mieux protéger l'actes à leur péage. Le plus anciennement connu est Raymond, seigneur de la Garde-Guérin dès 1237. Il avait épousé Sibille de Beauvoir du Roure, de la famille qui devait plus tard posséder Banne, Barlac, Largentière et bien d'autres lieux. On connaît Jaules et Jourdain de la Garde, qui firent hommage en 1240 à Louis IX de ce qu'ils avaient à Chambonas et à Vompdes. On connaît aussi un Jourdain de la Garde en 1330, puis un Jaucelin qui, le 6 avril 1366, est dit seigneur de Chambonas. Comme la famille des seigneurs principaux de Baves réside en Gévaudan, ils ont dû confier aux la Garde la surveillance du pont. Au XVème siècle, les la Garde nouent des alliances matrimoniales avec les petits seigneurs du voisinage, les Montjeu de Chassagnes, les Fraissinet de Fontanes en Gévaudan, les Castrevieille de Jaujac. Au XVIème siècle, Mazon parle d'un Guy de la Garde de Chambonas, escuyer et lieutenant du sénéchal de Provence, qui publia en 1550 une Histoire et Description du Phénix dédiée à Marguerite de France, soeur de François Ier.

La montée en puissance de la famille a été bien mise en valeur par Jacques Schnetzler, qui la lie à la présence de la voie muletière des Vans à Laveyrune, et de là au Puy. Saint-Gilles était en relation avec le Levant depuis les Croisades; par ailleurs, les roubles de mulets montaient le vin et l'huile du bas pays, descendaient le bois et les fourrages. Le roulage a pu arriver de bonne heure jusqu'aux Vans. La fortune des la Garde reposait sur la possession des moulins du Chassezac et de ses affluents (10 % des revenus en 1710), sur celle de nombreuses auberges aux Vans, à Chambonas, aux Salelles, à Peyre, lieu de rencontre des chemins de Lablachère et des Vans, sur l'exploitation de nombreux domaines ou métairies tout au long de la route, de Chambonas (en particulier la terre de Fontgamier, d'où proviennent les eaux qui alimentent les fontaines du château) aux Salelles, à Thines, à Montselgues, à Saint-Laurent-les-Bains, à Laveyrune, et même à Sampzon. Les la Garde avaient aussi acquis dans plusieurs communautés les droits de canetage, c'est-à-dire de mesurage des grains, et de couratage, c'est-à-dire de mesurage des vins, que plusieurs communautés leur avaient vendus. Ils achetèrent de nombreux bois. qui permettaient la chasse, et surtout la vente de bois d'oeuvre.

Chambonas en Ardèche (GR4, GRP Le Cévenol)L'importance de cette voie s'explique à la fin du Moyen Âge et avant par l'inexistence de la voie rhodanienne, disputée entre le royaume et le Saint-Empire jusqu'au XIVème siècle, et fermée par les États bourguignons jusqu'à la fin du XVème. Le roi Charles VII créa deux foires aux Vans, l'une de huit jours à partir du 21 août, une autre de deux jours le 8 novembre. Celle-ci disparut bientôt au profit de la foire de la Saint-Thomas, le 21 décembre. Pourtant, la voie Régordane (GR700), ou le chemin de Saint-Gilles au Puy-en-Velay, cédaient peu à peu leur rôle à l'axe rhodanien. Le chemin de Chambonas à Peyre se dirige désormais vers le Petit-Paris, et de là vers Saint-Laurent-les-Bains ; ce chemin, exclusivement muletier, devient la route des vins du bas pays, et celle des grains de la Montagne et du Velay.

Chambonas en Ardèche (GR4, GRP Le Cévenol)C'est sur ce chemin-là que, aux XVIème et XVIIème siècles, les la Garde développèrent leur fortune. Jacques Schnetzler émet une hypothèse hardie : étant donné que les Vans étalent une ville huguenote, et que les seigneurs du Bas-Vivarais et de la vallée du Rhône étaient plutôt du parti catholique, la voie de Chambonas a bien pu être le lien essentiel entre les Réformés de Privas des Boutières, et ceux du Midi. La motivation religieuse aurait dans ce cas remplacé la motivation économique, ce qui, sur une ancienne voie tracée en partie par des abbayes, ne manque pas de piquant. Les la Garde prirent d'abord le parti des Réformés : Antoine de la Garde fut un vaillant capitaine huguenot, qui prit Arlempdes en 1585, emprisonna son capitaine Louis de Goys, défendit la place contre les assauts de Saint-Vidal, le chef des Ligueurs du Puy, mais périt assassiné par les habitants du village. On ignore la date et les circonstances de l'abjuration de la famille. Ardèche, terre de châteaux. Par Michel Riou. Publié par La Fontaine de Siloé.

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Le pont de Chambonas est le plus grand pont médiéval du département de l'Ardèche. Le château de Chambonas des XVI et XVII ème siècles éblouit avec les cinq terrasses étagées de son parc à la française du milieu du XVIII siècle . L'église romane (début XIII ème siècle) est d'une richesse iconographique extraordinaire. Le Château de Chambonas ne se visite pas. De son origine médiévale, ce château conserve cinq tours imposantes aux toitures vernissées. Établi sur un socle rocheux non loin du Chassezac, il fut l'objet aux XVle et XVlle siècles, de campagnes de modernisation successives. Sous Louis XIV l'adjonction d'un portail et la création d'un jardin à la française ouvrant sur les rives du Chassezac transforment le sévère logis médiéval en demeure de plaisance.

 

 

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